Partager l'article ! Le génocide arménien. Suite et fin: On a pu nous reprocher d’avoir voté une nouvelle loi mémorielle à propos de la pénalisation du négat ...
On a pu nous reprocher d’avoir voté une nouvelle loi mémorielle à propos de la pénalisation du négationnisme des génocides, particulièrement du génocide arménien. On aurait eu raison de
le faire et j’aurais été le premier à ne pas voter ce texte s’il s’était agi, une fois de plus de juger de l’histoire à la place des historiens ! Tel n’est pas le cas. Le texte voté le 22
décembre est l’aboutissement d’un processus législatif qui consiste à sanctionner le négationnisme exprimé de façon outrancière ; et ce qui est donc visé c’est principalement le
négationnisme d’Etat, celui d’un « Etat étranger qui déverse et organise sur le territoire français une propagande qui vise notamment une catégorie de ses concitoyens ». Il ne s’agit donc
pas de viser les oeuvres des historiens.
Et, quant à dire que la France est le seul pays à s’être autorisé à reconnaître officiellement le génocide arménien, c’est un faux absolu : plus de 30 pays à travers le monde l’ont déjà reconnu. Enfin, comme le relève Patrick Devedjan, ancien ministre, issu de la communauté arménienne dans sa tribune au journal Le Monde, on s’étonnera du raisonnement d’un Pierre Nora, historien, qui écrit : « Pour la Shoah, la responsabilité vichyste de la France est engagée, alors que, dans le cas de l’Arménie, la France n’y est pour rien ». Ca laisse pantois : la France, malgré l’universalité de sa pensée politique n’aurait le droit de condamner que les crimes dans lesquels elle est engagée ? Nonobstant le fait, d’ailleurs, que la France était impliquée dans les évènements de la 1° guerre mondiale où elle et la Turquie s’affrontaient et que l’un des prétextes à l’extermination arménienne fut la francophilie de ce peuple, issue d’une éducation reçue dans les institutions religieuses françaises.
Sur le fond du problème, bien sûr, le mieux sera que nous n’ayons plus à juger, à l’avenir, de génocides et que le législateur puisse ainsi éviter le danger qui consiste pour lui à devoir se substituer à l’historien.
Sur la photo, à l’issue du vote de la loi à l’Assemblée, un groupe d’arméniens du sud de la France entourent cinq députés : Christian Jacob, Président du Groupe UMP, Renaud Muselier, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, Christian Kert, vice président du groupe UMP, Richard Mallie, Premier Questeur, Roand Blum 1er adjoint au maire de Marseille
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||